Les prises de parole récentes de Jean Tirole sur RTL puis de Marc Fiorentino sur BFM Business ont relancé le débat sur la place de l’industrie dans l’économie française et européenne.
Pour A3M, le sujet ne se résume pas à opposer innovation et réindustrialisation. Il est beaucoup plus concret : avons-nous encore les matières, les compétences et les capacités industrielles nécessaires pour transformer nos choix en réalités ?
L’intelligence artificielle a besoin de centres de données et de réseaux électriques. La transition énergétique de cuivre, d’acier, de lithium, et de matériaux avancés. La défense de métaux spécifiques et de chaînes métallurgiques qualifiées.
Les technologies d’avenir ont une base matérielle.
Préserver ces capacités ne signifie pas tout produire en France ou rechercher l’autarcie. Mais toutes les dépendances ne se valent pas : elles deviennent critiques lorsqu’une rupture peut bloquer toute une chaîne industrielle sans solution de remplacement disponible à temps.
Ces capacités reposent aussi sur des femmes, des hommes et des savoir-faire. On ne redémarre pas une mine, un four ou une ligne de production avec un décret.
Enfin, qualifier une activité de « stratégique » ne suffit pas à la faire exister. Encore faut-il que les projets puissent être financés et trouver des conditions économiques durables.
A3M pose donc une question simple : quels maillons miniers, métallurgiques et de transformation devons-nous être certains de pouvoir préserver, reconstruire ou développer ?
→ Toutes nos réponses dans la tribune ci-dessous :
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