Les axes de redéploiement autour de la double transition énergétique et numérique et des métaux critiques sont des opportunités de réindustrialisation.

Les axes de redéploiement autour de la double transition énergétique et numérique et des métaux critiques sont des opportunités de réindustrialisation.

L'avenir économique s'écrit autour des minerais et métaux.

On ne peut envisager l'électrification des transports et des procédés sans métaux. De même, notre indépendance stratégique en métaux critiques invitent à de nouveaux investissements créateurs de valeur et d'emplois. Et nos métiers irriguent les chaînes de valeur aval. Les projets de recyclage de métaux pour batteries, de terres rares issues des aimants permanents, d’affinage de métaux, de sites de préCAM et CAM, d’extraction de lithium rocheux ou géothermal ou de cuivre en sont des illustrations directes. De même pour le développement de sites autour des aciers dédiés aux nouvelles applications. Une loi Industrie Verte, qui introduirait des exigences de circularité et d’exigences RSE pour les achats émanant de l’administration, serait un levier supplémentaire bienvenu.

Mais au-delà de ces éléments, nos industriels ont aujourd’hui besoin de :

  • simplification et stabilité réglementaire
  • coûts énergétiques compétitifs
  • facilitation de l’innovation
  • protection contre les produits faisant l’objet de dumping commercial extra européen
  • d’outils de financement comparables à ce qui se fait dans d’autres pays occidentaux (par ex IRA aux USA) plus ambitieux que le dispositif NZIA (Net Zero Industry act) ou l’absence de financements dédiés pour les projets SRM prévus au sein du CRM act.

Le sujet s'articule également sur les thématiques de l'énergie et de l'eau.

La plupart de nos industriels ont des besoins énergétiques élevés. C’est une condition intrinsèque de leurs procédés de production. Maintenir ou développer une base industrielle fondamentale pour l’ensemble des chaînes industrielles européennes impose un contexte accueillant pour nos adhérents :

ÉLECTRICITÉ :

  • disponible de manière abondante et à coût compétitif : la fin du dispositif ARENh doit donc être piloté convenablement pour que nos acteurs, hyper électro-intensifs, électro-intensifs ou électro-sensibles, puissent poursuivre de manière rentable leurs activités.
  • certains de nos acteurs peuvent offrir des options de flexibilité, nécessaires à la bonne gestion du réseau électrique, si une juste rémunération de cette contrainte ainsi qu’un déclenchement compatible avec les contraintes de productions de nos acteurs, prévalent.

GAZ :

  • aujourd’hui, et pour certains d’entre eux, encore demain, le gaz, avec ou sans hydrogène, sera nécessaire.
  • sa disponibilité et son coût doivent là encore être aux meilleurs niveaux de la concurrence.
  • efficacité énergétique : nos adhérents explorent au quotidien les possibilités d’une plus grande efficacité énergétique.

HYDROGÈNE :

  • outil impératif pour certains, option pour d’autres, notre secteur d’activité pourrait être un des clients à favoriser sur ce nouveau marché. Encore faut-il qu’il puisse être livré dans les lieux clefs.

EAU :

  • Nos industriels historiques, très sensibilisés sur les sujets environnementaux et de stress hydriques, ont adopté des solutions visant à réduire significativement leurs prélèvements en eau. Ceci inclut des recirculations d’eau, des traitements avant rejets ou recirculation, la recherche de fuites, la récupération des eaux de pluies, etc… La plupart des nouveaux sites se fixent des objectifs de faible empreinte eau au même titre qu’ils se fixent des objectifs de faibles émissions carbone au moment même de leur conception.

Eau et objectifs de Sobriété Hydrique :

  • Certains industriels, par la nature même de leurs procédés de production, réalisent des prélèvements parfois conséquents. Conformément au cadre légal et au bon sens, la consommation d’eau est visée au plus juste. La recirculation de l’eau en boucle interne fermée, la chasse aux fuites d’eau, la mesure des flux, la captation des eaux de pluie lorsque cela est possible sont autant de mesures fréquemment prises. Le traitement des eaux usées est systématique avant rejet.
  • Afin de limiter leur « empreinte eau », de nombreux sites pilotent activement leurs prélèvements et réalisent des investissements visant à la diminuer et à participer à la réduction du stress hydrique des régions concernées.
  • Pour les sites les plus récents, l’empreinte eau, au même titre que l’empreinte carbone, est intégrée dès la conception du site afin de viser les meilleurs standards. Il en est de même pour les nouveaux équipements concernés.

Responsabilité sociale et environnementale

RSE :

  • Les adhérents de A3M partagent des valeurs profondément ancrées au sein de leurs entreprises.
  • Dans ce cadre, les industriels que nous représentons ont pour la plupart mis en œuvre des engagements RSE forts

CSRD/CR3D :

  • Si sur le principe A3M est en phase avec l’essentiel des objectifs visés par ces textes, nous regrettons la traduction opérationnelle qui est excessivement coûteuse, et qui finalement, sous un angle purement économique, est un facteur de charge et de contrainte non partagé par les acteurs d’autres pays.
  • A3M craint également que, contrairement à l’objectif visé par l’UE, objectif bien évidemment louable, la mise à disposition publique de ces éléments soit la cause de polémiques inutiles menées par des acteurs tiers objectifs ou non, potentiellement manipulés, également source d’actions et de frais nuisant à une saine concurrence.

Extraction minière

LABELS MINIERS

  • Dans le domaine minier, sujet qui fait souvent l’objet d’un regard critique de nombreuses ONG, nos miniers d’échelle internationale ont choisi une certification de type IRMA ou ICMM pour viser les plus hauts standards  internationaux du domaine
  • Dans le cadre du CRM Act, il est prévu de favoriser les minerais et minéraux issus de sites respectant les meilleurs standards de type IRMA, ICMM, etc…
  • A3M est totalement favorable à cette exigence, qui est une garantie pour la chaîne de valeur et le consommateur final, d’une chaîne d’acteurs engagés dans un travail éthique et respectueux des Hommes, de l’environnement et de l’avenir.

CODE MINIER (consultez ici le code minier)

  • A3M a été directement impliqué dans les travaux de modernisation du code minier français.
  • Bien que désormais en voie de finalisation, A3M considère que le code répond largement aux attentes mutuelles des différentes parties prenantes.
  • Le contexte du CRM Act, de la loi Industrie Verte, chacun visant à accélérer les processus de validation (exploration, exploitation…) sans que cela soit au détriment des considérations environnementales ou de voisinage, sont des éléments positifs supplémentaires.

SUBSTANCES

Substances ECHA CLP VLEP IED :

  • Respecter les précautions légitimes lorsqu’elles sont scientifiquement démontrées visant à garantir la santé et sécurité des Hommes, biodiversité et environnement, est un objectif partagé par A3M.
  • Les industriels représentés par A3M se conforment sans hésitation aux exigences de ce type et font l’objet de contrôles réguliers par les autorités pour les sites le nécessitant.
  • A3M vise à ce que ces précautions soient mesurables, éventuellement financièrement accompagnées lorsque la traduction financière le nécessite, et également exigées des concurrents non français vendant les mêmes produits sur le territoire, ou ces produits incorporés dans des produits manufacturés importés sur le sol français afin de préserver la possibilité d’une saine concurrence et d’offrir à l’ensemble du monde les mêmes garanties sanitaires. Ceci dans un cadre contrôlé comme il se doit.
  • Principe de précaution : A3M ne s’oppose pas à des mesures administratives prises par précaution, s’il y a un faisceau suffisant d’éléments le justifiant, mais exige que cette application se fasse pour l’ensemble des industriels européens et extra européens dans un cadre de stricte équivalence commerciale.

En ce qui concerne les restrictions sur les Substances of Concern. La substitution regrettable n'est pas seulement le remplacement d'une substance ou d'une technologie par une alternative qui peut en fait présenter des risques chimiques similaires ou plus élevés, mais aussi le remplacement par des alternatives qui peuvent être non durables du point de vue du cycle de vie (ou de l'empreinte), en tenant compte de la consommation d'énergie, de l'efficacité des ressources d'approvisionnement ou qui peuvent conduire à une perte de performance et/ou à une diminution de la durée de vie du produit. Ces substitutions regrettables n'apportent aucune valeur ajoutée à la santé humaine ou à l'environnement, en particulier lorsque la substance dangereuse est utilisée en toute sécurité, c'est-à-dire sans exposition susceptible d'entraîner un risque. Au contraire, elles peuvent entraîner des problèmes en soi. Ces problèmes peuvent être regrettables pour les consommateurs, avoir des conséquences désastreuses si l'alternative n'offre pas la même fonctionnalité dans les applications de santé et de sécurité, entraver l'innovation industrielle ou même empêcher l'Union européenne d'atteindre ses objectifs politiques stratégiques, en provoquant des incohérences dans les différents objectifs du cadre réglementaire, tels que les ambitions de réduction des gaz à effet de serre de l'Union européenne ou la transition vers une économie circulaire.

Dans le cadre des boucles de recyclage, il est naturellement impératif de veiller à ce que les réglementations sur les substances soient compatibles avec les enjeux et objectifs du recyclage.

 

TRAÇABILITÉ

  • A3M croit dans la vertu d’une traçabilité RSE, incluant empreinte carbone et autres indicateurs témoignant des efforts réalisés pour la préservation de l’environnement et la prise en compte des parties prenantes. Cette traçabilité, alimentant les passeports produits numériques (batteries de véhicules, produits visés par le règlement ESPR, etc…) devrait être favorable aux entreprises, parmi lesquelles les industriels français représentés par A3M, qui sont soumis aux législations nationales parmi les plus exigeantes au monde en matière de décarbonation, environnement et droit social, et aux mêmes entreprises qui font le choix de se soumettre aux certifications de type IRMA/ICMM/…
  • Ces outils doivent être accessibles, ne pas faire l’objet de contenu et de standard contradictoire ou différent selon les chaînes de valeur, garantir le secret des affaires, faire l’objet de contrôles d’intégrité, etc…