A3M et FEDERREC ont travaillé conjointement à l’élaboration du premier Pacte Acier Vert, signé sous l’égide du ministère de l’Industrie. Son ambition : renforcer la circularité de la filière sidérurgique française, faciliter son approvisionnement en matières recyclées et accompagner le développement d’une production d’acier à faibles émissions de CO₂ en France.

Décarboner, mais aussi produire davantage en France

La décarbonation de l’acier est au cœur des politiques industrielles françaises et européennes. Pour A3M, elle s’inscrit dans une ambition plus large : conjuguer décarbonation, économie circulaire, compétitivité et souveraineté industrielle.

Les sidérurgistes réunis au sein d’A3M produisent par four électrique (EAF), un procédé à très faibles émissions de CO₂ reposant très largement sur l’utilisation de ferrailles recyclées. Cette économie circulaire des métaux est une réalité industrielle établie depuis plusieurs décennies. A eux seuls, ils produisent déjà 37% de l'acier français et leurs capacités industrielles sont actuellement sous-utilisées ! 

Cette dynamique se poursuit. Un adhérent d’A3M, producteur de fonte ductile, déploie progressivement son plan de décarbonation, tandis qu’un autre porte un projet greenfield de production d’acier plat carbone reposant sur la technologie DRI-EAF.

L’enjeu est désormais à la fois environnemental et industriel.

Après avoir vu sa production diminuer d’environ 15 millions de tonnes en 2017 à 10 millions de tonnes en 2025, la sidérurgie française doit pouvoir retrouver progressivement une production de l’ordre de 12 à 14 millions de tonnes à l’horizon des dix prochaines années.

Les conditions d'une reconquête industrielle

A3M considère cet objectif atteignable, à condition de réunir plusieurs facteurs essentiels.

La France et l’Europe doivent tout d’abord disposer d’une protection commerciale efficace, d’un MACF robuste et d’un Industrial Accelerator Act (IAA) ambitieux, tout en corrigeant les insuffisances de ces différents dispositifs.

La compétitivité de l’énergie constitue également un élément déterminant pour une industrie sidérurgique dont la décarbonation repose largement sur l’électrification.

Enfin, l’augmentation de la production d’acier électrique nécessite de sécuriser l’accès à une ressource stratégique : la ferraille, dans des volumes suffisants et avec les niveaux de qualité nécessaires à la production des différentes nuances d’acier.

A3M et FEDERREC : structurer ensemble une filière circulaire et compétitive

C’est dans ce contexte qu’A3M et FEDERREC ont décidé de renforcer leur coopération et de déterminer les conditions permettant de mieux articuler les besoins des sidérurgistes français et ceux de la filière du recyclage.

Ce travail se concrétise aujourd’hui par la signature, sous l’égide du ministère de l’Industrie, du premier Pacte Acier Vert.

Le Pacte définit cinq axes de travail prioritaires :

  • soutenir la demande en acier à faibles émissions de CO₂ ;
  • faciliter l’approvisionnement des aciéries françaises ;
  • améliorer la qualité des matières recyclées ;
  • mettre en place les outils économiques et financiers permettant de sécuriser les investissements ;
  • faire reconnaître le recyclage comme une filière industrielle stratégique.

A3M remercie François Excoffier et Olivier Le Fichous, ainsi que Raphaël Rey et David Valenti, pour leur implication dans l’élaboration et la concrétisation de ce Pacte.

Le Pacte comme point de départ

Le Pacte Acier Vert ne constitue pas un aboutissement mais le point de départ d’un travail commun entre producteurs d’acier et acteurs du recyclage.

L’objectif est clair : faire de la circularité des matières métalliques un levier de décarbonation, de compétitivité et de souveraineté, tout en créant les conditions permettant de produire davantage d’acier en France.

La volonté est là. Le travail commence maintenant.