A l'occasion d'une consultation de la Commission européenne, sur le sujet, A3M s'est exprimé clairement pour la mise en place d'un outil permettant de lutter contre les conséquences des surcapacités mondiales d'acier sur le marché de l'Union européenne.

La France est riche d'acteurs sidérurgiques diversifiés (produits et nuances), de compétences humaines, d'un éco-système amont et aval, d'un mix énergétique peu émetteur en CO2, qui forment un ensemble irrigant des chaînes de valeurs essentielles en France et Europe.
Hélas, en l'espace de 10 ans la production d'acier en France a baissé significativement: concurrence accrue (surcapacités, avantages délaqoyaux, politiques prédatrices….), pression sur les prix et les volumes accessibles, décroissance du marché européen et restructurations nécessaires en sont les principales cause.
Il est urgent de mettre en place de nouvelles mesures de protection du marché : en ce sens les propositions de l'Alliance des industries energo intensives faites le 28/7/2025 par 11 pays européens sont les bienvenues. Le MACF, les aides à l'innovation, les aides à la décarbonation, ne suffisent pas à contenir les conséquences des surcapacités mondiales: seul un outil structurel de protection commerciale y parviendra.
Les contours d'un tel outil sont décrits dans notre position disponible sur notre site : TRQ, droits de douane de 50% au-delà du quota, compléments par les outils anti dumping et anti subvention, gestion trimestrielle des quotas, quotas pour chaque pays sans exception, couverture de l'ensemble des produits, limitation des importations différenciée par macro famille de produits, règle du fondu/coulé, mise en œuvre dès le 1er janvier 2026.

L'acier européen est au cœur de nos industries, au cœur de nos territoires, et au cœur de dizaines de milliers de familles en France.