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Conjoncture

Conjoncture 2018

 

Après plusieurs années de stagnation et de croissance molle, l’année 2017, confirme pour la France le retour d’une croissance qui semble solide, malgré un écart encore marqué avec nos voisins européens.

En 2017, la croissance est de 1,9% (bien au-delà des prévisions du début d’année, avec une accélération forte sur le dernier trimestre. La croissance a principalement été tirée sur les derniers trimestres par la reprise continue de la demande des ménages, mais également par la dynamique de la production industrielle.

Sur cette lancée, l’année 2018 devrait rester largement positive, avec un possible tassement sur la seconde partie de l’année. Déjà, quelques signes de surchauffe font leur apparition.

 

REPRISE DE LA CROISSANCE 

Croissance du PIB en volume, % par rapport à l’année précédente

Source : Eurostat 

 

Royaume-Uni

 

 

France

 

Allemagne

 

 

Union européenne

 

 

La confiance des ménages est au plus haut depuis la crise. Alors que la dynamique semblait fléchir au début de l’année 2017 (incertitudes électorales, peu de visibilité sur le Brexit ou la politique commerciale des Etats-Unis) cette confiance connaît un fort rebond sur le second semestre de l’année.

Par ailleurs, les indicateurs de conjoncture sont en concordance avec l’embellie que connaît l’économie française sur les derniers mois. De même la production connaît une forte dynamique en lien avec la reprises des investissements des entreprises non financières depuis la fin de l’année 2015.

 

 

 

Le contexte favorable profite au secteur industriel dans son ensemble. La production est repartie, notamment pour répondre à la demande en hausse, avec déjà quelques indicateurs de surchauffe (augmentation des taux d’utilisation de capacités, tensions sur certains segments du marché de l’emploi). La confiance des industriels revient et l’indicateur du climat des affaires est en très forte hausse sur les derniers mois.

 

 

Cependant, cette vague d’enthousiasme montre de fortes disparités selon les branches. La reprise déjà présente pour le transport (automobile et aéronautique se confirme) et on voit le début d’une inflexion à confirmer pour les éléments électriques.

 

 

La situation du commerce extérieur est moins favorable. Le solde du commerce extérieur devrait encore se creuser en 2017 malgré une très forte croissance de l’activité. Le niveau des exportations devrait significativement augmenter en 2017, mais toujours moins vite que le niveau des importations. Au plan international, les problèmes de compétitivité de l’économie française restent un frein pour gagner de nouvelles parts de marché.

 

 

Deux marchés particuliers ont connu une année 2017 très dynamique. L’industrie automobile européenne confirme le retournement enclenché il y a maintenant deux ans. Sur l’ensemble de l’Union Européenne, le marché automobile est en hausse de 3% et la hausse pour le marché français est encore plus importante à plus de 4%.

 

 

En France, avec une année 2017 extrêmement dynamique, le marché de la voiture neuve confirme son retour.

 

 

Autre marché très dynamique en 2017, celui de la construction. Les résultats ne sont pas encore connus pour les travaux publics, mais la FNTP table sur une croissance de 2,5% en volume. Pour le bâtiment, la FFB annonce une hausse de l’activité est en hausse de plus de 4%, principalement tirée par la construction de logements neufs.

 

Concernant le non-résidentiel, la dynamique est toujours latente, mais la courbe des autorisations sur les derniers mois laisser présager un premier semestre 2018 en hausse. Pour la FFB, il s’agit du secteur qui devrait tirer l’activité du bâtiment en 2018.